Vivre le “Temps Ordinaire”de manière extraordinaire

Vivre le “Temps Ordinaire”de manière extraordinaire

célébrer l’œuvre de son divin Epoux par une commémoration sacrée, à jours fixes, tout au long de l’année

Avant de parler du « Temps Ordinaire » dans la liturgie, il convient de citer le Concile Vatican II qui, dans sa constitution sur le Divine Liturgie rappelle un des rôles essentiels de l’Eglise : célébrer l’œuvre de son divin Epoux par une commémoration sacrée, à jours fixes, tout au long de l’année (Concile Vatican II, Constitution sur la Sainte Liturgie, ch. V, n°102)
Cette commémoration ” déploie tout le mystère du Christ pendant le cycle de l’année, de l’Incarnation et la Nativité jusqu’à l’Ascension, jusqu’au jour de Pentecôte, et jusqu’à l’attente de la bienheureuse espérance et de l’avènement du Seigneur “(ch. V, n°102).
Ainsi, dans le temps d’une année (cycle temporal) est déployé le premier grand mystère de notre foi (le mystère de la Rédemption (mort et résurrection de Jésus-Christ) et le second qui en découle : le mystère de l’Incarnation (la naissance de Jésus-Christ dans notre humanité).

Ces deux grands mystères sont tous deux précédés d’une période de préparation : le temps de l’Avent (4 semaines avant Noël – 25 décembre) et le temps du carême (40 jours avant Pâques). Ils sont chacun suivis d’une période d’action de grâce (le temps de Noël qui va du 26 décembre jusqu’à la fête du baptême du Seigneur) et les 50 jours (de Pâques à la Pentecôte) qui constituent le temps pascal.
Le « reste » de l’année est ce que nous appelons le Temps Ordinaire, lui aussi constitué de deux périodes : celle qui suit la fête du baptême de Jésus et qui court jusqu’au mercredi des Cendres (entrée en Carême) ; et celle qui va de Pentecôte à la fête du Christ Roi de l’univers (qui précède l’entrée en Avent.

“Le « reste » de l’année est ce que nous appelons le Temps Ordinaire

Ainsi, le Temps Ordinaire est ce temps qui n’est pas « extraordinaire », c’est-à-dire qu’il n’est pas ce temps où l’Eglise médite et célèbre les deux grands mystères de notre foi (Rédemption et Incarnation). Mais il est le temps où l’Eglise approfondit et célèbre simplement ce que fut la vie de cet homme Jésus, Envoyé de Dieu pour nous le faire connaitre comme « Père », comme NOTRE Père et dont le projet est que nous devenions enfant de Dieu, fils et fille de l’Alliance qu’il a conclu par son Fils avec l’humanité.

34 semaines nous sont offertes pour marcher humblement, jour après jour à la lumière des évangiles où nous découvrons ce que fut la vie « ordinaire » de Jésus. Nous regardons et méditons l’appel qu’il adresse à celles et ceux qui deviendront ses disciples, nous regardons comment il rencontre et rejoint les hommes et les femmes de son temps,  nous écoutons ses enseignements, ses discours, nous contemplons ses actes où il redonne vie aux malades, aux estropiés…, nous apprenons de lui à rejoindre les pauvres et les petits et ainsi vivre ou tenter de vivre comme lui a vécu.
Un temps ORDINAIRE en liturgie n’est pas un temps moindre ni moins important. Il est comme ce temps de notre vie situé entre notre naissance et notre décès ! Il est ce temps où se déploie la Vie !

Il est comme ce temps de notre vie situé entre notre naissance et notre décès ! Il est ce temps où se déploie la Vie !”