Pour nous, Sœurs de l’Alliance, la fête de la Visitation est intimement liée au mystère de l’Incarnation.

Le mystère de l’Alliance de Dieu avec son peuple a pris visage en Jésus venu parmi nous. C’est le mystère de l’INCARNATION de Jésus, Fils de Dieu, qui est VISITATION de Dieu à son peuple.
A la visitation (Luc 1,43), Elisabeth confirme à Marie qu’elle est bien la « mère du Seigneur ». Ainsi, la VISITATION de Marie à Elisabeth est CONFIRMATION de l’INCARNATION !

La visitation de Marie à sa cousine Elisabeth est aussi la VISITATION de l’Alliance nouvelle (Jésus dans le sein de Marie) à l’alliance ancienne (Jean- Baptiste dans le sein d’Elisabeth).
Marie, déjà présente dans la spiritualité des sept Instituts qui ont fondé la Congrégation de l’Alliance, nous entraîne dans son magnificat.

“Le Seigneur a fait pour moi des merveilles….
Il visite son peuple à tout jamais….!

Avec elle :«Nous marchons avec audace et réalisme sur la route de la foi » (Livre de Vie, ) « Le Seigneur a fait pour moi des merveilles… il visite son peuple à tout jamais… ! »


Réflexion d’une sœur sur le texte de la Visitation (Luc 1,39-56)

Et toi ?
– Es-tu prêt(e) à t’ouvrir à l’irruption de Dieu dans ta vie ?
– A la reconnaître dans la vie de l’autre ?
De ta réponse dépend ta joie !

Poussée par l’Esprit, Marie « s’étant levée, se rendit avec empressement vers sa cousine Elisabeth… ». L’Esprit de Dieu présent à l’Annonciation est aussi présent à la Visitation. Marie habitée par le mystère de l’Incarnation du Verbe de Dieu en elle entre dans la maison de Zacharie et salue Elisabeth.
C’est la rencontre de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliance… Dieu est fidèle… Elisabeth, remplie de l’Esprit Saint s’écrie : « Bénie es-tu entre les femmes et béni le fruit de ton sein ! » Marie elle-même est confirmée dans le Projet de Dieu sur sa vie. Elle ne peut qu’exalter Dieu pour son œuvre en elle, pour le Salut du monde : « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !!! »…
A travers cette salutation à Elisabeth, l’enfant bondit de joie dans son ventre. Marie permet ainsi à sa cousine de reconnaître la source d’où vient ce qui lui arrive. Entre Marie et Elisabeth se vit une connivence, un espace, où l’infini de Dieu se glisse dans le fini de l’homme…