
« Quelle est notre soif la plus profonde ? «
Au cours de son homélie du 26 septembre 2026, sur la place de la Concorde le Pape Léon XIV nous a invités » à sonder notre cœur : quelle est notre soif la plus profonde ? Que cherchons-nous vraiment dans la vie ? Nous aspirons tous au bonheur, à l’amour, à l’épanouissement. » Tout homme, tout baptisé porte en lui une soif. Une personne consacrée a avant tout une soif de Dieu, une soif d’aimer et de se donner entièrement à Lui, ainsi qu’une soif de contribuer au salut et au bonheur des autres. Cependant, cette soif peut s’exprimer de différentes manières selon la vocation de chacune personne.
Comment entendre cette question du Pape Léon XIV ? Prendre appui sur le verset : « Mon âme a soif de Dieu, du Dieu vivant. » (Psaume 42,3)
Au cœur de toute vocation, consacrée ou non, se trouve une soif profonde : la soif de Dieu. Une soif qui naît d’une rencontre personnelle avec le Christ, d’un amour qui saisit le cœur et d’un appel qui invite à se donner. La consécration est un chemin de transformation intérieure. La religieuse ou la personne consacrée est appelée à laisser le Christ façonner progressivement sa manière de penser, d’aimer, de servir et de vivre. C’est à ce niveau que se situe un travail difficile qui parfois peut fausser la soif de son idéal.

Nous vivions dans un monde où les sollicitations de tout genre, la tentation de la dispersion, la course au pouvoir, le refus de permettre à l’autre de poser son » JE ». A ce stade, que cherchons-nous vraiment ? Quelle est vraiment notre soif ? Saint Augustin a longuement cherché car il aspirait à cette soif. Il exprime cette quête de soif dans une phrase célèbre de ses Confessions : « Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose en toi. »
Cette parole résume parfaitement le chemin spirituel. Nous cherchons le bonheur, l’amour, la vérité et la plénitude, mais aucune réalité créée ne peut, à elle seule, combler définitivement notre désir de Dieu.
Cette soif de Dieu ne signifie pas que l’homme ne connaîtra plus de doutes, de fatigues ou de désirs humains. Elle signifie que, même au milieu de nos fragilités, nous continuons à nous tourner vers Celui qui donne sens à notre vie. La prière, la méditation de la Parole de Dieu, l’Eucharistie, l’adoration et le silence sont autant de lieux où cette relation se nourrit et s’approfondit. Dans ces moments d’intimité, on apprend à écouter la voix du Seigneur, à accueillir sa volonté et à Lui remettre ce qui habite son cœur.
Chacun est invité à répondre personnellement à la question : « Quelle est ma soif la plus profonde ? »
Sœur Estelle



