L’Evangile de ce jour peut nous déconcerter et désarçonner notre raison toute humaine… Non, les événements qui arrivent, fussent-ils très douloureux, ne sont pas des châtiments, des punitions de la part de Dieu. Notre Dieu veut la vie de l’homme. Déjà, dans Ezéchiel : chapitre 16, Il disait : « Je veux que tu vives ! »
Notre Dieu est un Dieu fidèle qui ne revient pas sur sa Parole. Dans la 1ère lecture, Il déclare à Moïse : « Je suis le Dieu de tes Pères, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob. C’est là mon nom pour toujours.»

La fidélité de Dieu est la seule base de notre espérance. Dans la deuxième lecture, Saint Paul rappelle combien le Seigneur a accompagné son peuple lors de sa sortie d’Egypte et tout au long de sa traversée du désert. Il ne peut cesser de nous accompagner encore aujourd’hui. Jésus n’a-t-il pas promis aux siens : « Je suis avec vous tous les jours » ?
Et si nous relisons notre histoire personnelle, comme celle de notre Congrégation, nous pouvons y lire les traces de cette proximité de Dieu sur nos chemins. Les épreuves de toutes sortes qui peuvent nous atteindre ne sont donc pas des punitions ; mais au contraire, en Jésus, le Seigneur les vit avec nous. Comment donc, au cours de cette année jubilaire, ne pas tenir bon dans l’espérance en cette fidélité de Dieu ? Et comment ne pas Le bénir avec le psalmiste : « Bénis le Seigneur, ô mon âme, bénis son nom très saint, tout mon être ! N’oublie aucun de ses bienfaits. »
Sœur Anne Claude