DIMANCHE DES RAMEAUX


La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait

à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Ces paroles sont chantées comme antienne d’ouverture au lieu où les fidèles se sont réunis : après
une brève allocution, le célébrant bénit les rameaux et on lit le récit évangélique de l’entrée
messianique de Jésus avant de se rendre en procession jusqu’à l’église.
La tradition chrétienne veut que l’on emporte, après la messe, les rameaux , pour en orner les croix
dans les maisons : geste de vénération et de confiance envers le Crucifié

L’entrée de Jésus à Jérusalem se fera dans l’humilité et la douceur qui ont toujours
accompagné le Sauveur du monde. Jésus vient monté sur un âne, symbole de l’humilité,
de la patience, du labeur.

Cette parole « Hosanna »
est-elle une simple exclamation de joie
comme le croit Saint Augustin ?
Saint Jérôme nous apprend qu’elle signifie en Hébreu :
Ô Seigneur, je vous en prie, sauvez-moi
                                                                          Claudine

Prendre un rameau est une invitation adressée au Christ : « viens, Tu peux franchir les portes de la ville. Ce que Tu dis et ce que Tu fais, je le mets dans ma vie, car je crois que Tu es Dieu venu m’inviter à être heureux ». Prendre un rameau, c’est prendre la décision de sortir à la suite de Jésus… C’est une démarche libre, c’est un geste de croyant, un choix. Venir chercher un rameau, le prendre, le tenir en main et le garder bien en vue à la maison, c’est décider d’ouvrir la porte à l’Évangile et  d’accueillir Dieu par des gestes concrets à l’égard  de nos frères chaque jour. Ainsi soit-il. »
                          Père Charles Singer