
Les vacances constituent un temps de repos, de changement de rythme et de rencontres. Pour une communauté religieuse, elles représentent également une occasion de vivre autrement notre vocation, sans jamais nous éloigner de Celui qui nous a appelées. Même lorsque les activités ordinaires sont allégées ou que certaines Sœurs partent quelques jours, notre premier désir demeure de rester dans la présence du Seigneur.
La présence du Seigneur nous accompagne :
Où que nous soyons, quoi que nous vivions, le Seigneur est avec nous. Nous pouvons changer de lieu ou d’activité, mais jamais Celui qui nous a promis sa présence. Que nous soyons à la communauté, en famille, avec des amis, dans un lieu de retraite ou en voyage, le Seigneur marche avec nous. Comme le psalmiste le rappelle dans le Psaume 139,7 : « Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? »
Les vacances deviennent alors une invitation à reconnaître à chaque instant, à tout moment de la journée, la présence de Dieu dans la beauté de la création, dans les rencontres fraternelles, dans le silence, ainsi que dans les petits événements de chaque journée.
Le repos, un temps de grâce : notre vie consacrée est faite de prière, de service et de disponibilité. Pourtant, le Seigneur nous invite aussi à nous arrêter. Jésus disait à ses disciples : « Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. » (Marc 6,31). Le repos n’est pas un éloignement de notre mission ; il en fait partie. Il nous permet de retrouver des forces physiques, de renouveler notre joie intérieure et de revenir au service avec un cœur disponible.
Pour une communauté religieuse apostolique, cette parole est particulièrement précieuse « Venez à l’écart dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. ». Nous sommes souvent sollicités par les urgences pastorales, éducatives, sociales ou missionnaires. Le risque est de mesurer notre fidélité au nombre d’activités accomplies. Pourtant, Jésus nous rappelle que la qualité de notre mission dépend de la qualité de notre communion avec Lui.
Le repos devient alors un temps de grâce. Il nous permet de refaire l’unité entre le service et la prière, entre la mission et la vie intérieure. Ce temps de repos nous offre une coupure où nous retrouvons aussi la joie de servir.
Sœur Estelle



