Aujourd’hui, Jésus vit le drame de la Passion

En faisant son Entrée Messianique à Jérusalem, seul Jésus sait ce qui l’attend : « Vivre sa Passion pour accomplir le mystère de notre salut ».

La foule qui partage cette joie de l’entrée solennelle ne connait pas la suite des événements. Jésus, lui, connaît la volonté de son Père. Il ne refuse pas d’accomplir la mission qu’il lui a confiée, il s’abaisse devant sa volonté au risque de sacrifier sa vie, de subir les outrages et les crachats, sans se révolter, ni se dérober.  De plus, il présente son dos à ceux qui le frappent, ses joues à ceux qui lui arrachent la barbe, ainsi que le décrivait Isaïe.

Ses bourreaux vont plus loin encore, ils se moquent de lui, percent ses mains et ses pieds, partagent ses habits. Ils l’humilient jusqu’au bout, et jusqu’au plus bas : la Croix. Mais Jésus n’ouvre pas la bouche, il souffre terriblement, il ne comprend pas le cœur des hommes censés faire le bien, parce qu’ils ont été créés par un Père plein de bonté, de tendresse et de miséricorde. Jésus souffre du mal enraciné dans le cœur de l’homme. Mais pourquoi l’homme préfère-t-il donc le mal plutôt que le bien ?
Malgré la méchanceté, la violence et la détermination de ses bourreaux de le tuer sur une Croix, Jésus n’a pas renoncé à faire le bien, à cause de son Amour pour nous et pour toute l’humanité. Par son attitude, il nous enseigne la richesse de l’humilité de Dieu qui n’est pas faiblesse mais grâce, force incontournable. Voilà pourquoi l’hymne aux Philippiens (2,6-11) l’exprime clairement :« C’est pourquoi, par son abaissement, son obéissance et son humilité, son Père l’a exalté ; il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom :  Jésus = Sauveur ! ».

La Passion de notre Sauveur Jésus-Christ est pleine d’enseignement qui se résume dans son obéissance à la volonté de son Père, à son humilité qui commence avec son Incarnation jusqu’à son sacrifice suprême sur la Croix. Tout cela, il l’a fait pour nous apprendre la grandeur et la profondeur de son Amour pour nous.

Comment ne pas faire silence devant une telle attitude de Jésus ?

Sœurs Anne Claude, Thérèse, Estelle